Le Burn-out

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Qu’est-ce que le Burn-out ?

La notion de «Burn-out» est apparue dans les années 1970, lorsqu’elle fut décrite par le Psychiatre Herbert Greudenberger aux USA dans un article intitulé «Staff Burnnout».
Le terme anglais «Burn-out» se traduit par «brûlure interne».

Le Burn-out est un processus insidieux d’épuisement progressif de nos ressources physiques puis psychologiques, engendré par un stress chronique.

Notre société valorise la frénésie d’activité (que beaucoup ont tendance à inculquer très tôt à leurs enfants en les surchargeant d’activités extra-scolaires). La publication de notre «richesse de vie» sur les réseaux sociaux peut accroître cette illusion de valorisation, puisque le principe est d’accumuler les «amis» et les «j’aime».

Notre culture d’entreprise valorise aussi le présentéisme, concept selon lequel plus nous passons d’heures au travail, plus nous créons de la valeur ajoutée. (Alors que d’autres pays l’associent au contraire au manque d’organisation et à l’incompétence !)

Dans ce contexte où le stress devient un mode de vie, le Burn-out se développe à un tel rythme que certains philosophes et sociologues l’assimilent à un phénomène de société.

Après avoir d’abord touché les «aidants», comme les professionnels de la santé, les enseignants, les travailleurs sociaux, le Burn-out concerne désormais toutes les catégories sociaux-professionnelles, et plus particulièrement les personnes sur lesquelles pèsent des responsabilités importantes (ou à titre privé qui sont perçues comme des pilers par leur entourage). Les femmes sont davantage touchées que les hommes (y compris les femmes au foyer).

Selon les chiffres officiels, 12,6 % des actifs sont exposés au Burn-out, dont plus de 23% d’agriculteurs, 20% des professions indépendantes, 19 % des cadres.

C’est pourquoi de nombreux experts œuvrent pour faire reconnaître le Burn-out comme maladie professionnelle et qu’une campagne de prévention soit mise en place.

Quels sont les facteurs à risque ?

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le surinvestissement professionnel, appelé aussi « addiction au travail » ; engendré par le perfectionnisme, le besoin exacerbé de reconnaissance, d’évolution, de se sentir indispensable, ou de combler le vide de sa vie privée.
une hyper disponibilité et un dévouement total, en restant «connecté» en permanence
la surcharge de travail et la masse d’informations à gérer en un minimum de temps
le manque de soutien, l’isolement
le déni de ses limites personnelles

C’est le décalage permanent entre ce que la personne peut réellement faire, et ce, à quoi elle s’astreint pour réussir, qui crée l’usure progressive.
À la longue, le système de défense s’épuise jusqu’à être complètement dépassé ; ce qui engendre toute une palette de symptômes :

l’accumulation des tensions et une fatigabilité qui ne passent pas malgré le repos
les troubles du sommeil, de l’alimentation, de la concentration
les symptômes psychosomatiques tels que les maux de tête, d’estomac, de dos, la sensation d’oppression respiratoire
la baisse de confiance en soi inhérente au sentiment d’être de moins en moins à la hauteur des attentes qui pèsent sur soi
la sensation d’être toujours débordé(e), de perte de contrôle, l’irritabilité…

La phase ultime du processus de Burn-out est un véritable effondrement de la personne, un «court-circuit» qui la laisse complètement abattue pendant plusieurs mois ou années, et qui, dans les cas extrêmes, la conduit au suicide.

Comment prévenir le Burn-out ?

La meilleure façon de se préserver du Burn-out est de mener une réflexion globale sur notre relation au travail avant que le stress ne prenne trop d’ampleur, et de développer davantage notre «savoir être».

Voici quelques pistes qui peuvent vous aider :

La première étape consiste à prendre du recul vis-à-vis de l’obligation de résultat qui pèse sur nous, et que nous faisons peser sur nous-même. Il est légitime de mobiliser nos savoir-faire pour conserver notre emploi, obtenir une promotion, pérenniser notre entreprise, ou tout simplement nous réaliser.
Mais développer son savoir-être permet d’être bien plus efficace et épanoui(e) que céder sans discernement au diktat du «toujours plus et toujours plus vite».

L’ étape suivante nécessite de se poser les questions de fond pour adopter un fonctionnement plus sain au travail :

Quelle importance le travail prend-il dans ma vie ?
Qu’est-ce que je cherche au travers de mon travail ? (Être reconnu(e) ? Évoluer ? Autre ?)
Comment puis-je diversifier les moyens de satisfaire mes besoins ? Dans quels autres contextes ?
À quoi dois-je le plus de stress ? (Ma charge de travail ? Mon relationnel ? Mon organisation ?) Comment puis-je y remédier ? Qui peut m’aider ?
Est-ce que je connais et respecte mes limites personnelles ?
Comment puis-je alterner les tâches les plus usantes avec celles qui détendent ?
Qu’est-ce que je m’oblige à faire et qui n’est pas indispensable ?
Est-ce que je fais suffisamment de pauses ?
Est-ce que je sais comment relâcher mes tensions ?
Que puis-je faire pour rester au maximum dans ma zone de confort ?

Les cas particuliers : les postes à responsabilités et les professionnels indépendants :

La solitude du décideur, le poids des responsabilités, le stress financier, la difficulté à concilier des intérêts opposés, la capacité à cloisonner la vie professionnelle et la vie privée, etc. Sont autant de sources de stress chronique dans cette catégorie professionnelle.

Pour ces personnes, il est primordial d’avoir une excellente hygiène de vie et savoir se défouler physiquement et se ressourcer moralement, afin d’éviter au maximum le cumul des tensions.

Il est également indispensable de prendre régulièrement du recul pour créer de nouvelles solutions, de s’entourer de partenaires efficaces, déléguer, optimiser son organisation et sa gestion du temps, se poser des limites pour ne pas se désocialiser, ne pas sacrifier sa vie personnelle, et ne pas passer à côté de soi.

Comment se reconstruire
après un Burn-out ?

Les conséquences d’un Burn-out peuvent être assez graves et durables, mais elles ne sont pas irréversibles.

Se reconstruire passe souvent par une aide médicale et psychologique, et une réflexion globale sur le sens que l’on souhaite donner à son existence, pour ajuster son rapport au travail en apprenant à mieux respecter son «écologie personnelle».

Si ces quelques pistes ne sont pas suffisantes pour votre situation particulière, si vous vous sentez dépassé(e) par les obstacles, votre accompagnement par un professionnel de la Relation d’Aide peut s’avérer nécessaire.
Consultez-nous !

Isabelle RABY

Pour approfondir :

– Burn-out : le détecter et le prévenir – Catherine Vasey, 2015
– J’arrête de m’épuiser : comment prévenir le Burn-out – Marlène Schiappa, 2015
– Le Burn-out des enfants : comment éviter qu’ils ne craquent – Béatrice Millêtre, 2016
– Se reconstruire après un Burn-out : les chemins de la résilience professionnelle – Sabine Bataille, 2015

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